Au mois de décembre dernier, Loto-Québec, le gouvernement du Québec et les accros du jeu se sont mis d’accord pour le remboursement des frais de thérapie effectué entre 1994 et 2002. Il s’est passé 8 années et 125 procès avant que cet accord ne naisse et elle sera communiquée au public le 16 janvier prochain. C’est Jean Brochu, avocat, autrefois accro aux appareils de loterie vidéo qui a tenté ces procès. Et ce verdict bénéficiera également à tout joueur pathologique de casino, de poker ou de bingo dans le pays. Et même si l’objet du procès ne qualifie pas un délit, Loto-Québec s’est engagé à prendre en charge le remboursement des frais de thérapie reconnus par la Régie de l’assurance maladie du Québec, moyennant d’une pièce justificative et d’une attestation délivrée par un professionnel de la santé.  D’après ce représentant des joueurs pathologiques du Québec, il y aurait entre 50.000 et 200.000 personnes atteintes par la dépendance au jeu dans le pays mais il est difficile de définir le nombre de ceux qui ont suivi une thérapie. Les demandes de remboursement seront à adresser à un organisme gouvernemental dans les 18 mois qui suivent la validation de cet accord. Et en cas de conflit, le juge Duchesne prévoit encore de prononcer une entente le 8 mars prochain.
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